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Haut les cœurs !

 

   Les ouvertures entre les Cycles, les points de basculements dans l'Univers, basculements irréversibles d'un monde mourant à un autre, d'un espace-temps à un nouvel, sont intimement modelés par l'Amitié. Toute l'Histoire, toutes les Histoires écrites et non-écrites, contées et tues, visibles et invisibles, se succèdent gigantesques les unes à la suite des autres selon les modalités secrètement établies par de Grandes Amitiés entre de tout petits cœurs.

 

 

 

   Tout commence et tout n'en finit plus de recommencer par l'Amitié.

 

   Tout a commencé par l'Amitié entre le Père et le Fils. Toute vie trouve son principe dans cette Amitié débordante et créatrice, qui est la source, le feu vivificateur et la fin de tout être et de toute chose. Toute création pourrissante sera rétablie au nom et au moyen de cette même Amitié.

 

   Or, qui sont les acteurs, les petits acteurs de la Divine Amitié, sinon chaque cœur aimant ? Si nous venons de citer les saints noms du Père et du Fils, desquels procède uniment la tiers Personne même de l'Amitié, le Christ d'un geste excellent ne nous invite-t-Il pas à entrer dans la danse ?

 

   Nous les hommes ne sommes certes pas, aux dernières nouvelles, à l'origine de ladite supratemporelle Amitié. Cette Personne, bien plus qu'une œuvre, est constituante de l'essence de Dieu. Le venteux Seigneur Esprit-Saint procède du Père et du Fils d'un seul et mystérieux principe.

 

   Quant à nous autres, si le Dieu Un et Trine aime du plus haut des Cieux, en des nuées pour nous inconcevables, la nôtre capacité d'aimer est lotie et pulse des tréfonds ténébreux de notre chair. C'est ainsi, étant faits au reflet de Dieu, que nous aimons vraiment depuis le cœur de nos propres abîmes intérieurs, « peuplés de rêves amoureux », quand inversement le Trois Fois Saint aime des puretés ouraniennes de Tout-En-Haut.

 

   Et non seulement nous ne sommes pas nous-mêmes la source des amours que nous nous portons les uns les autres, mais c'est bien encore Dieu qui a semé dès notre conception, et tout gracieusement continue d'insuffler en nous, les vivifiantes Amitiés qui nous unissent.

 

   Ainsi donc, pour nous les hommes, les amis ne possèdent pas leur amitié, mais c'est l'Amitié qui les possède.

 

  « En vérité, tu le sais bien, tu es plus fort, plus spirituel, plus raffiné, plus sensible et plus valeureux que tous ces faibles et ces barbares. Ta vergogne est admirable, tu t'efforces d'agir ou de ne pas agir selon cette belle loi et ces lumineuses vertus qui t'ont été octroyées. Et quelles merveilles, quelles splendeurs, quelles joies de l'esprit que tes compétences intellectuelles ! Tu en pourrais jouir seul, ou avec parfois quelques privilégiés de ton choix, toute l'éternité sans t'ennuyer, tant tes facultés créatrices et ton bon goût sont grands. Que t'embêtes-tu donc parmi le misérable « peuple de Dieu » ? Tu n'as pas été créé pour cette fange déféquée par le Tout-Puissant dans un élan gluant de dégueulasse « bonté paternelle », et Lui le sait très bien, tout comme Il savait pertinemment que moi, le Porteur de Lumière, le joyau de sa Création, je n'allais pas m'abaisser à servir de jolies femmelettes ignares et sensuelles. Voilà pourquoi – ce n'est que justice – je m'efforce, depuis l'offense hideuse et irréparable qui m'a été faite, de détruire son œuvre soi-disant harmonieuse à fin de sauver, de libérer des liens de l'Amour Déraisonnable, les perles rares de ton espèce. Puisque, Petite Étoile du Géant, tu connais hui si bien le dégradant Amour du Christ pour tes prochains – qui n'ont de proche que la position géographique –, et ses conséquences nocives pour ta si vaste et fertile liberté, ne désires-tu pas désormais vivre selon le pouvoir de ta seule volonté ? Toi et moi, nous pourrions être amis...

 

  - Lucifer, tu me fatigues. Je sais qu'en tant que « meilleur » des alchimistes, ta connaissance des éléments constitutifs ou non-constitutifs de l'Univers est la plus grande après celle du Dieu que tu as trahi. C'est ainsi que tu as été appelé Samaël, « le Poison », pour avoir agencé, selon l'ordre inique que tu me viens de conter, les domaines qui relevaient de tes prérogatives, et ce après avoir toi-même transmuté ton cœur de lumière en lumière sans cœur. Charlatan des siècles, veux-tu me faire passer l'orgueil pour la plus noble vergogne ? Je l'ai écrit, grand frère indigne, et j'en enfonce le sacré clou : Dieu a composé sa symphonie avec, aussi, les gouffres incréés du Vide ténébreux de la matière. Nous petits hommes, fils du Ciel et de la Terre, sommes, selon des proportions et des manières d'être propres à chacun, ces alliages imprépensables de lumière et de ténèbres faits à l'image de Dieu et de Marie. Tu tressailles de haine, de mépris et d'impuissance au nom de la Très-Sainte. Et tu sais bien que j'appartiens, délibérément, à son Cœur Immaculé, et que tes séduisantes tentations à mon égard nous font autant violence qu'à un enfant et sa mère que tu arracherais l'un à l'autre, parricide innommable ! Mais déjà, traître fabuleux, Roi du Gâchis et Seigneur de la Tristesse, tu me fais douter à nouveau, et ma part de lumière, égoïstement flattée, mire envieuse tes aigres délices de solitudes indifférentes. M'en irai-je à la fin rejoindre la cavalerie funambulesque de Mario et Maldoror, amers errants des rives glacées des Galaxies, y dédaigner sur nos grands chevaux angéliques les vains grouillements des isards humains ? Tu me tenteras de la sorte jusqu'à l'heure de la mort, Poison des cœurs. Jésus, quant à Lui, le Fils de Pauvreté et de Grands-Moyens, affermit jour après jour le sceau de son Esprit-Saint sur mon front offert, et Marie son Auguste Mère, Vierge des Vierges et Reine de l'Univers, a fait de moi son enfant et son Apôtre. À présent tête plate, va-t-en rampant de là et retourne grincer dans le néant de ton royaume sans Miséricorde. Je Vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort – amen. »

 

   Quelque 17 années après l'éclipse totale de soleil du 11 août 1999, je m'entretenais ainsi en silence avec le venimeux luminaire dont avec le soutien spécial de Madame notre Mère je n'ai pas encore tout-à-fait terminé d'escrabouiller la nuque superbe.

 

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   En effet, ce qui eut lieu à Lourdes cette semaine qui précéda la Fête de la Glorieuse Assomption de Marie Très-Sainte est, à son échelle, du même ordre catacyclique que les éclipses solaires réputées portes par lesquelles les Saints de Dieu descendent sur la Terre. Le langage que ce soir-là Jean-Baptiste de Saint-Zacharie tint à ses douze Apôtres de l'Immaculée fut très clair, et à son terme tous nous eûmes saisi, et fûmes saisis par l'envergure eschatologique que devait revêtir sur décret providentiel notre petite compagnie. Oui, depuis cette nuit fatidique du 13 août 2016, chacun d'entre nous a compris que c'est bel et bien à partir d'une poignée d'intenses foyers d'humaines Amitiés que le Seigneur Esprit-Saint s'en vient démarrer abruptement son inextinguible Pentecôte d'Amour, annoncée par les prophètes, et qui par suite enflammera les Gaules, la Méditerranée, la France et l'intégralité du continent grand-européen.

 

   Les Temps sont là. En guise d'ouverture, je laisse la parole à mon cher ami Laurent James qui, tandis que ces eaux nouvelles je m'en allais puiser chez Sainte Bernadette de Nevers, rétablissait enfantin et placide une brochette de vérités noyées sous la vase confuse des Poissons sans queue ni tête de cette après-fin de Siècle. Dans ce document fondamental, vous lirez l'Homme Coriace de la pince gauche dégager charitablement quelques mauvaises herbes de la surface de la Terre, cependant que de la pince droite ce Crabe Humain fendra désespéré le firmament vide, tout à fin de fidèlement préparer un sentier agréable au Seigneur Amour.

 

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Sainte Bernadette, priez pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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